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Orthodontie
L’orthopédie dento-faciale ou orthodontie est la discipline de la médecine dentaire consacrée au dépistage et à la correction des anomalies dans la position des dents et des mâchoires. Le praticien généraliste ou le médecin-dentiste scolaire sont en règle générale en mesure de traiter les malpositions simples. Il faut en revanche s’adresser à un spécialiste en orthodontie lorsque les cas sont plus compliqués.
Anomalies congénitales et anomalies acquises
Les malpositions dentaires et les anomalies du maxillaire peuvent être congénitales, c’est-à-dire dues à l’hérédité. Elles peuvent toutefois aussi être acquises. Un chevauchement dentaire provoqué par une perte trop précoce de dents de lait – qui n’ont de ce fait pas pu jouer leur rôle de garde-place pour les dents définitives – ou des déformations provoquées par de mauvaises habitudes comme la succion du pouce ou de doigts sont à classer dans la catégorie des anomalies acquises. Les anomalies peuvent être traitées de deux manières différentes : au moyen d’appareils (chez le jeune patient) ou par intervention chirurgicale (chez l’adulte).





Patience exigée !
Les traitements orthodontiques peuvent, il est vrai, s’étendre sur plusieurs années. Il faut en effet tenir compte du processus de croissance et de la faiblesse des forces que l’on peut mettre en œuvre. Il faut leur laisser le temps d’agir étant donné que la résorption osseuse d’un côté et l’apposition osseuse de l’autre côté de chaque dent à déplacer sont des processus très lents. De plus, à l’issue de la phase dite de rétention, il faut s’assurer de la pérennité de la correction. Cette phase de stabilisation est également plus ou moins longue. Ce type de traitement coûte donc cher et exige du patient qu’il fasse preuve de beaucoup de patience et d’une collaboration active.


Traitements au moyen d’appareils
De faibles forces exercées de façon durable, comme c’est le cas chez l’enfant qui suce son pouce, peuvent déplacer les dents et déformer l’os maxillaire. L’orthodontiste met de telles forces en œuvre sur une longue période pour corriger les anomalies, qu’elles soient acquises ou congénitales. Le traitement orthodontique permet d’influencer la croissance de la mâchoire supérieure et inférieure et de déplacer ou de retourner des dents. Puisque le traitement des anomalies de la mâchoire au moyen d’un appareillage repose sur la stimulation ou l’inhibition de la croissance de la mâchoire, cette méthode ne peut être appliquée que chez le jeune patient. Lorsque la croissance de la mâchoire est terminée, c’est-à-dire chez l’adulte, seule une intervention chirurgicale permet d’atteindre le résultat souhaité. En revanche, la correction d’une simple malposition dentaire étant indépendante de la croissance des maxillaires, elle peut également être entreprise avec succès chez l’adulte.
Appareils actifs et passifs
En orthodontie, on utilise des appareils actifs et passifs. Les appareils actifs sont amovibles ou fixes (collés contre les dents). Ils peuvent être ancrés dans la bouche, sur les dents elles-mêmes, ou à l’extérieur de la bouche au moyen d’un dispositif craniocervical de traction ou d’une traction extraorale. Les appareils passifs sont simples et empêchent la musculature des lèvres, des joues ou de la langue d’agir défavorablement sur la dentition (mauvaises habitudes). La neutralisation des forces préjudiciables entraîne généralement une correction spontanée. Lorsqu’ils s’avèrent nécessaires, les appareils actifs munis de ressorts, d’élastiques et de bagues exercent eux-mêmes des forces correctrices sur les dents ou le maxillaire. L’hygiène bucco-dentaire est cruciale du début à la fin du traitement orthodontique. En outre, lorsque le patient porte des appareils fixes, les mesures d’hygiène sont plus compliquées et demandent plus de temps. Pour cette raison également, il est le cas échéant indispensable de procéder à des contrôles dentaires fréquents.
























